Algérie

Asurif, créée en 2011 à Tizi Ouzou, a pour but de promouvoir les droits des femmes en créant un cadre d’action pour les jeunes, en priorité pour les femmes, et particulièrement pour les universitaires ou les diplômées.
Asurif a pour volonté d’encadrer les filles dans leurs engagements et leurs projets en vue et de démocratiser la société dans laquelle elles vivent.
C’est en ce sens qu’elle veut construire une plateforme pour canaliser le potentiel de celles qui sont déjà motivées par le changement, et qui ont une bonne connaissance de la société algérienne. 
L’association part du constat qu’en Kabylie, il y a un réel manque de réflexion concernant le statut des femmes, les différentes oppressions qu’elles subissent et leurs manifestations au quotidien. Cette quasi inexistence de débats portant sur la place des femmes dans la société algérienne et kabyle montre combien il est également difficile de trouver des alternatives adaptées à ces situations de violence et d’injustice dont les femmes font l’objet.

Les actions d'Asurif concernent donc d’abord la prise de conscience des femmes sur leur propre situation, puisqu’elles se retrouvent victimes de choses qu’elles pourraient assez facilement changer. Il leur suffit, par exemple, de bénéficier de certaines connaissances pour contrôler leur contraception, leur alimentation, leur santé et leur sécurité physique. Or, ces connaissances de base manquent. 

Dans son projet « Tamettut ger tlawin », « Femme parmi les femmes », l’association veut répondre aux besoins de former les consciences sur la place des femmes dans la société algérienne. Elle répond à ses objectifs en fonction des différents milieux de vie des femmes concernées par ses actions.
Ainsi, en milieu urbain, elle prévoit, d’outiller les jeunes femmes pour identifier, cibler et comprendre les principaux mécanismes oppressifs et aliénants en vue de les déconstruire et de prendre le contrôle sur leur vie.
Elle entend aussi favoriser l’indépendance financière des agricultrices et artisanes en milieu rural défavorisé, et permettre leur intégration dans le leadership et les processus de prise de décision.

Le projet a pour objectif principal de former les consciences sur la question de la femme dans l’ensemble de la société. Il s’agit à la fois de relancer un débat théorique féministe efficace qui veille à discuter la pertinence de la problématique de subordination de la femme. Et, de contribuer en pratique à amener les agricultrices et les artisanes à l’indépendance financière, à revaloriser leur savoir-faire et leurs compétences, et à être reconnues dans leur communautés.

Contact : hamaha1976@yahoo.fr